Discrimination : quand le physique pèse sur l’embauche…

Les patrons refusent d’embaucher parce qu’ils trouvent les candidat(e)s moches, gros(ses) ou pas assez bien habillé(e)s… Contrairement aux idées reçues sur la discrimination basée majoritairement sur l’origine ethnique ou géographique, l’apparence physique est bien le deuxième facteur de discrimination le plus cité, derrière l’âge. Selon le 9ème baromètre du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la « Perception des discriminations dans l’emploi », publié mi-février 2016.

Les femmes sont davantage concernées par ce type de discrimination. D’autant plus si elles sont en situation de surpoids ou d’obésité. Cette caractéristique aggrave la perception de la discrimination à l’embauche.

L’attractivité physique est un diplôme supplémentaire, reconnu par le marché de l’emploi…

Difficile de lutter contre la fameuse « première impression », ce marqueur social non dénué d’idées préconçues… Certaines entreprises utilisent des tests anti-stéréotypes qui permettent de prendre conscience de cette discrimination, qui est souvent intégrée, inconsciente à première vue.

Cette lutte s’annonce encore longue et ardue puisque la preuve reste difficile à recueillir dans de telles situations.

Le Défenseur des droits propose une série de recommandations à destination des recruteurs, parmi elles, la formalisation d’une procédure de recrutement avec une grille d’évaluation et d’entretien similaire pour chaque candidat, la mise en place du CV sans photographie et l’usage de réseaux sociaux professionnels (et non personnels) pour le recrutement.