Sensibilisation à entrepreneuriat avec EPA

 

Vendredi 27 avril 2018, à la Grande Halle d’Auvergne à Cournon-d’Auvergne, s’est tenu le Championnat Académique EPA où une trentaine de mini-entreprises se sont affrontées.

Différents adhérents du Club des 1000 ont souligné la richesse des échanges avec les mini-entreprises – certains étant présents lors du speed-meeting des mini-entrepreneurs, d’autres en tant que membres de jury.

Romain Neumann, gérant des Ateliers Neumann-Pourtier et Grégory Goudot, gérant de ChronoGis reviennent sur leur aventure :

« Cette journée est une vraie bouffée d’oxygène dans un emploi du temps très chargé de chef d’entreprise. Elle permet une prise de conscience de la valeur de nos jeunes et qu’innover, c’est aimer.

Si toutefois l’on doutait de la capacité des jeunes générations à nourrir des projets et à les mener à bien, il y a de quoi être pleinement rassuré par ce que l’on a vu et entendu sur le salon EPA de Clermont-Ferrand à l’occasion des échanges entre les membres de jury et les candidats : des élèves qui s’approprient totalement un projet ; qui développent une véritable vision de ce qu’il doit être à l’échelle d’une année, voire de ce qu’il pourrait devenir à plus long terme ; qui le portent avec une capacité surprenante à en maîtriser tous les aspects et toutes les dimensions.

La prise en compte des enjeux de diversité est à n’en pas douter l’un des points forts de l’événement, à tel point que l’on peine à ressortir de ce moment d’échange et de transmission sans l’idée – qui interpelle – que c’est d’abord et avant tout nous, adultes, que travaillent les questionnements sociétaux qui saturent aujourd’hui le débat public. Ainsi de la thématique de l’accession des filles aux responsabilités : il s’agit là d’un non-sujet pour les équipes qu’il m’a été donné de rencontrer, pleinement convaincues de la légitimité des filles à occuper un poste de PDG. En effet, lorsque l’on faisait remarquer, ou félicitait un groupe parfaitement mixte, leur réponse était sans appel : « nous n’y avons pas réfléchi plus que ça, cela s’est fait tout seul » ou alors « avoir un PDG fille, ça ne change rien, c’est comme un garçon. ». Bravo les jeunes !

Sur ce point comme sur d’autres, il y a donc matière à espérer. Plus largement, par-delà les particularités de profil et de parcours, chacun trouve ici l’occasion de vivre une expérience qui fait grandir et découvrir que ce qui fait la vie, c’est le fait d’avoir des projets, de l’envie et du courage pour les réaliser.

Tout cela, il faut bien en convenir, dépend largement de l’implication des enseignants et encadrants dans cette expérience de sensibilisation à l’entrepreneuriat. À mille lieues des caricatures, ils jouent un rôle central dans l’expérience vécue par les élèves et sont pour beaucoup dans l’intérêt qu’elle présente, comme l’ont souvent rappelé – avec une émotion et une reconnaissance parfois touchantes – les élèves eux-mêmes lors de la cérémonie de remise des prix qui a clôturé cette journée, dont j’ai apprécié par ailleurs la qualité de l’organisation matérielle et logistique. J’espère en avoir à nouveau l’occasion l’année prochaine.

J’ai enfin à cœur de souligner la fécondité des échanges entre professionnels au sein des différents jurys. Notre propre diversité de profils et d’horizons professionnels, et avec elle la complémentarité de nos regards et de nos cultures, sont elles aussi des richesses qui aident à entreprendre pour apprendre. »